Contraposée, absurde, tiers exclu, disjonction, analyse-synthèse
Les principales façons de démontrer une assertion, chacune avec un exemple.
Contraposée¶
Application : Un réel positif plus petit que tout ε > 0.
Illustre : Raisonnement par contraposée.
Absurde¶
Application : Irrationalité de √2.
Tiers exclu¶
P ∨ ¬P est toujours vraie : on peut distinguer le cas où P est vraie et celui où elle est fausse, même sans savoir lequel a lieu.
Application : Un irrationnel puissance un irrationnel.
Existe-t-il deux irrationnels a et b tels que a puissance b soit rationnel ?
Illustre : Raisonnement par tiers exclu.
Disjonction des cas¶
Pour démontrer R, on peut séparer les cas P et Q qui couvrent toutes les possibilités, et démontrer R dans chacun : (P ∨ Q) ∧ (P ⟹ R) ∧ (Q ⟹ R) ⟹ R.
Application : Un produit divisible par 3.
Illustre : Raisonnement par disjonction des cas.
Par division euclidienne, n s'écrit 3q, 3q + 1 ou 3q + 2.
1er cas : si n = 3q, alors 3 divise n, donc aussi n(n + 1)(2n + 1).
2e cas : si n = 3q + 1, alors 2n + 1 = 2(3q + 1) + 1 = 6q + 3 = 3(2q + 1), donc 3 divise 2n + 1, et donc n(n + 1)(2n + 1) aussi.
3e cas : si n = 3q + 2, alors n + 1 = 3(q + 1), donc 3 divise n + 1, et donc n(n + 1)(2n + 1) aussi.
Analyse-synthèse¶
Pour trouver tous les objets qui vérifient une propriété :
analyse : on suppose qu'un objet la vérifie, et on raisonne par une suite de conditions nécessaires, jusqu'à n'avoir plus que quelques candidats ;
synthèse : on examine les possibilités restantes à l'issue de ces conditions, et on garde celles qui vérifient bien la propriété.
Applications : Une équation avec des racines, Fonction paire plus fonction impaire.
Illustre : Raisonnement par analyse-synthèse.
Illustre : Raisonnement par analyse-synthèse.
Analyse : soit f : ℝ → ℝ. S'il existe h paire et g impaire, de ℝ dans ℝ, telles que ∀x ∈ ℝ, f(x) = g(x) + h(x), alors ∀x ∈ ℝ, f(−x) = g(−x) + h(−x) = −g(x) + h(x). En ajoutant et en retranchant ces deux égalités, h(x) = f(x) + f(−x)2 et g(x) = f(x) − f(−x)2 : g et h sont déterminées par f.
Synthèse : soit f : ℝ → ℝ. On pose h = (x ↦ f(x) + f(−x)2) et g = (x ↦ f(x) − f(−x)2). Alors h est paire (calculer h(−x)), g est impaire, et ∀x ∈ ℝ, f(x) = g(x) + h(x).